Masques de Perséphonie. Une conférence de iéréïs koruskan.

iéréïs koruskan donnera une pseudo-conférence sur les masques perséphoniaques le décadi 20, Ventôse 225 (lieu à préciser, mais certainement sous l’orme de sibérie, aux alentours de l’heure apéritive, plan ci-dessous). L’entrée est libre et absente et une tenue incorrecte sera exigée.

En Perséphonie, il n’y a somme toute qu’une chose, il n’y a rien d’autre que iéréïs koruskan, qui est donc l’entité suprême monadologique, s’incarnant en soi-même (iéréïs koruskan s’incarne dans des iéréïs koruskan et est simultanément toutes choses). Ainsi, Jérôme Schirmer n’est que le masque de iéréïs koruskan, c’est en quelque sorte son être-masque…

Les masques portés, l’objet-masque donc, quant à eux, sont la plupart du temps minimalistes et révèlent plus qu’ils ne cachent.

Ils sont également déformatifs et actifs, selon les critères esthético-perséphoniens en vigueur.

Ils captent, pour les suivants, l’énergie atmosphérique perséphonique nécessaire à la production de la schirme.

Là ou qu’y ya la conf’ et qu’est trop michto comme place…

Le masque non-masque, soit Jérôme Schirmer comme être-masque de iéréïs koruskan:

Le masque arachnoïde aux cils vibrations et sensitifs permet à iéréïs koruskan de caresser l’être comme on entretient du cuir, garantissant par ce fait la conservation de sa qualité, de son onctuosité, de sa douceur ainsi que de sa continuité.

Une seconde fonction tout aussi cruciale est de donner à iéréïs koruskan la possibilité de ouïr la musicalité des choses, de capter le son qu’émet chaque chose en tant qu’elle existe, le bruit ontologique émis… De ceci découle l’aptitude de iéréïs koruskan à pouvoir converser authentiquement avec les choses.

Face aux Anneaux de Buren, vue de sous le casque…

Les masques-gélatine (portés lorsqu’un iéréïs koruskan vient tout juste d’accomplir son incarnation dans un Jérôme Schirmer):

Masque pluri-schirmeriques:

Masque chronophobe, permettant à iéréïs koruskan de parcourir les temps sans changement notable de son apparence:

Version plus puissante du masque chronophobe, permettant de traverser paisiblement des millénaires entiers:

Masques déformatifs enlaidisseurs:

 

Les sur-membres de iéréïs koruskan

iéréîs koruskan, afin de mener dignement son office d’ambassadeur perséphoniaque, est miraculeusement et fort bellement pourvu de divers sur-membres: tentacules, yeux et antennes…

Il possède également un troisième oeil lui permettant une vision souterraine et arrière. Cet œil-au-cul illustre ainsi l’expression « parle à mon cul, ma tête est malade », qui nous fait tant rire en Perséphonie…

Son couvre-chef quant à lui porte un autre oeil encore, très utile dans la circulation…

Le plastron de iéréïs koruskan

iéréïs koruskan porte un plastron-émetteur de cuir agrémenté de lumière, de miroir et de tentacules. La lampe émet un très puissant rayon de consolidation, faisant que les choses gardent tendance à rester comme elles sont. Il s’agit de la merveilleuse stabilité ontologique de l’étant. Cette énergie diffusée sur le réel est fort prisée des Krrrr, qui s’en nourrissent avec gloutonnerie. La consolidation peut également s’opérer par capillarité grâce aux tentacules. Lesquelles permettent par ailleurs à iéréïs koruskan de rentrer en contact approfondi avec ce qu’il touche ainsi (diagnostic et soin médical, réparation automobile, acquisition de force d’un arbre, empathie poussée, déplacement immobile, alimentation et abreuvement, la liste est infinie…). Le miroir enfin, dans un magnifique et paradoxal renversement de perspective, n’est pas siège du reflet mais comme fontaine de réalisation: il est ce qui littéralement réalise, au sens de devenir réel, présent, existant. C’est donc un émetteur plutôt qu’un habituel réflecteur passif. En lui passe le courant de réification générant de l’étant et son nom exact est donc « réificateur ». Lourde est donc la charge de iéréïs koruskan!

Le plastron a également pour fonction de purger iéréïs koruskan de la terraille (nom donné en Perséphonie à l’excès d’influence de votre monde sur nous-même) par une circularité de génération de force occasionnée grâce à l’enserrement burnesque et bital …

 

L’ormement est un talisman perséphonique.

Un ormement, objet perséphonique très-puissant constitué de branches reliées entre elles par du fil transparent et orné de plumes, possède au moins quatre fonctions. Il est attrape-rêve tri-dimensionnel et ses plumes sont, bien-sûr, orientées vers le haut, ces deux propriétés lui conférant une efficacité véritablement impressionnante. Egalement émetteur de bonheur, car fait de bois, sa portée peut atteindre plusieurs kilomètres. Il est aussi communicateur de force sereine car en lien constant avec l’arbre dont il est issu, l’orme de Sibérie veillant sur la vallée de la Loire aux confins nantais… Enfin, une autre propriété est d’être pare-mal, empêchant la venue des mauvaises choses sur ceux qu’il protège.

Voici iéreïs koruskan le mettant en route, un jour de pluviôse 225…

Précis de culture perséphonique: les Krrrr

Les Krrrr sont des animaux conceptuels, responsables de l’effritement des choses, de l’usure, du vieillissement. Mâchoire ouverte, dents acérées et corps effilé de vers blanchâtres, ce sont en vérité des vers-rongeurs métaphysiques.
Ils vivent à l’origine dans les abysses ontologiques mais lorsqu’ils remontent, deviennent responsables du bien et du mal, de l’heur ou du malheur, de la chance ou de la perte, de la maladie où de la santé.
iéréïs koruskan est leur berger, son corps est ce par quoi il peut les mener.
Leur puissance est telle et leur grouillement si intense qu’ils affleurent à la surface des choses.
La schirme est le fluide par lequel il est possible d’éloigner ou d’attirer les krrrr. La règle de polarité est donc que la main gauche les éloigne, et ainsi que la droite les attire. « Senestre te protège, dextre te méfiera… » dit-on couramment en Perséphonie.
Mains orientées en conque, émettant la schirme depuis la paume vers ce qui est à détruire ou à protéger, iéréïs koruskan, qui est le Zauberer, aime, protège, accompagne, craint et oriente les krrrr.

Les Jérôme Schirmer, jeu abordant de nombreux thèmes passionnants…

Ce jeu consiste à coller des photos découpées de Jérôme Schirmer en différends endroits. Le portrait, unique, est volontairement pris n’importe comment et grossièrement découpé.

Étude du narcissisme, que signifie l’existence même du mythe? Sa possibilité même? Mesure de la force du tabou: 45,78 clounches (unité de mesure des tabous).

Le poids du regard d’autrui, même si c’est soi-même, indique la différence entre ce que l’on pense être et ce que l’on croit que les autres voient: 3,89 rrrouhhhs dans mon cas.

La sur-représentation, l’ultra-selfie. Un Jérôme Schirmer regarde un Jérôme Schirmer passer. Une overdose de Jérôme Schirmer.

La dématérialisation. C’est bien étrange et succuleusement désuet, des belles photos de papier…

La decontextualisation: qu’est une chose, sinon le lien qu’elle possède avec son contexte ?

La démultiplication de personnalité. Abolition du règne fétide et ranci de l’uni-personalité ! Je serons Nous !

Le unheimlich dans tous ses états, avec l’angoisse et l’amusement qu’il procure…

La bizarrance est fonction de l’élasticité normative. Je l’ai réglée, pour ce jeu, précisément sur 477 nng’ .